Jeudi 13 mars 2008
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C’était le dernier d’une immense cohorte, celle des 8,5 millions de soldats français de la Grande guerre : Lazare Ponticelli, dernier poilu français survivant, s’est éteint , hier, à l’âge de 110 ans.
Il était le dernier témoin direct de la « der des der ». «L’horreur de cette guerre, je ne l’ai pas oubliée, ni pour moi ni pour ceux qui sont morts. C’est pourquoi je vais le 11 novembre au monument aux morts... » Lazare Ponticelli, seul « poilu » français rescapé de la Première guerre mondiale, n’ira plus se recueillir pour ses camarades. Il est mort, hier, à l’âge de 110 ans.
Immigré italien arrivé à 5 ans à Paris, Lazare Ponticelli s’était engagé en août 1914 dans la Légion étrangère en « trichant sur son âge ». Il avait alors 16 ans. Il fut envoyé au front à Soissons, dans l’Argonne puis à Douaumont. D’abord affecté à creuser des fosses pour enterrer les morts, il dut ensuite construire des tranchées, avant d’être enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins italiens en 1915. Il fut envoyé combattre les Autrichiens dans le Tyrol, où il fut blessé. A son retour en France en 1921, Lazare Ponticelli créa, avec ses deux frères, une entreprise de chauffage et tuyauterie.
Avec Lazare Ponticelli disparaît le dernier combattant en France de la guerre de 1914-1918, qui fit dix millions de morts, dont 1,4 million de soldats français : paysans, employés, instituteurs, ouvriers, Bretons ou Auvergnats, tirailleurs marocains ou sénégalais, tués sur les coteaux de la Marne, dans les tranchées de Verdun ou du Chemin des Dames. Le conflit aura aussi fait trois millions de blessés, dont un million d ’ invalides, amputés ou gazés et 15.000 « Gueules cassées » , ces soldats défigurés. La Grande Guerre, ce sont aussi des milliers de disparus ou jamais identifiés dans la boue de la Marne ou de Verdun, symbolisés par le Soldat Inconnu qui repose sous la voûte de l’Arc de Triomphe.
Il ne resterait désormais dans le monde que huit survivants de la Première guerre mondiale ayant réellement combattu, selon le recensement effectué par Frédéric Mathieu, concepteur du site spécialisé Derdesders.

[ Le Télégramme ]



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Voici une occasion de vous parler de la collection Librio/RadioFrance qui publie régulièrement des Paroles de... Dans un recueil à 2€, des témoignages d'anonymes sur des périodes clés de l'Histoire, ds récits de vie, ... L'un des premiers publiés fût justement Paroles de Poilus, en 1998.
J'aime beaucoup cette collection, je les ai presque tous : ça prend de place dans les étagères et c'est poignant à lire. c'était une belle initiative, de RadioFrance et de Librio de créer cette collection et de continuer à l'entretenir.




pdp2.jpgParoles de Poilus,
Collectif,
Ed. Librio, 1998


Mot de l'éditeur :
 Ces extraits de lettres, de journaux intimes et de récits autobiographiques sont authentiques, tendres et poignants ; ils illustrent notre mémoire collective et rendent à l'histoire sa dimension humaine. Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers... Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants, revêtir l'uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés... Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures... Huit mille personnes ont répondu à l'appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu'ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d'humanité...


Le dernier Poilu s'est éteint, quatre-vingt dix ans après la signature de l'Armistice. C'est toute une génération qui s'éteint. C'était la période de l'Histoire de France la pluséloignée dont on ait encore des survivants pour raconter. Aujourd'hui, il ne reste que les livres (comme celui-là), les films, les archives de guerre, ...
Quand on pense que Guillaume Apollinaire, Charles Peguy ou Ernest Hemingway ont fait cette guerre, ça nous semble vraiment loin, mais quand on apprend que le dernier Poilu vient de nous quitter, ça nous semble plus proche, c'est étrange...
Bref, voilà une funeste occasion de lire ou relire cet ouvrage, ou d'autres concernant la Première Guerre Mondiale.

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J'aimerai, avant de vous laisser,  vous conseiller un film met en scène Ernest Hemingway dans la guerre, justement.
Assez méconnu à mon gôut, c'est un film que j'aime beaucoup.

Le temps d'aimer, de Richard Attenborough, 1997, avec Sandra Bullock et Chris O'Donnel.


   
par Liza / bibliza publié dans : Zoom sur...
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Jeudi 13 mars 2008

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Hier soir, avec une amie à qui j'avais demandé de lire Un secret, nous en avons regardé l'adaptation signée Claude Miller...
C'est une adaptation relativement proche du roman, il n'y a pas de trahison. Peut-être un parti pris lors de la scène où Hannah montre ses vrais papiers aux Allemands, ce qui la conduit, elle et son fils en déportation. La scène est assez floue dans le roman, on ne sait pas si elle le fait exprès ou non : le film a tranché : elle le fait délibéremment. Cela dit, tant mieux, au moins l'adaptation est franche !
Deuxième point, au niveau de la mise en scène... C'est curieux, car le temps pricipal de l'action se situe autour des années 40 est filmé en couleurs, et le temps des années 2000 où on voit le héras plus âgé est filmé en noir et blanc. C'est l'inverse de ce qu'on a l'habitude de voir, mais il fallait trouver un moyen pour montrer qu'on change de temporalité, et le réalisateur ne devait pas vouloir voir la majeure partie de son film en noir et blanc. Donc c'est juste un détail de mise en scène, ça ne change rien à l'histoire ! ;)
Autre chose... Dans le roman, le héros n'a pas de prénom, car c'est lui raconte à la première personne. Dans le film, il s'appelle François. C'est un peu étrange car en lisant le roman on avait l'impression que c'était vraiment Philippe Ginberg/Grimbert qui se cachait derrière ce Je. Du coup, le doute est encore plus grand !
bref, une adaptation fidèle, plaisante à regarder ! Et évidemment, lisez le roman (très court, qui plus est) avant le film ! ;)




undefinedUn secret, Philippe Grimbert, 2004
Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents. Ainsi l’imaginaire, par la grâce de ce « roman familial », vient-il au secours d’une réalité à laquelle, sans doute, il manque quelque chose.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque : ce frère a existé. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattu une chape de silence.
A voir sur Bibliza : ma critique du roman



undefinedUn secret, Claude Miller, 2007
Avec : Patrick Bruel, Cécile de France, Julie Depardieu, Ludivine Sagnier  L'exploration d'un lourd secret de famille et l'histoire d'une passion, à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s'invente un frère et imagine le passé de ses parents. Le jour de ses quinze ans, une amie de la famille révèle au jeune François une vérité bouleversante, mais qui lui permet enfin de se construire.





Pour une fois, j'ai envie de vous mettre la bande-annonce, c'est plus vivant ! ;) 
Vous me direz si vous voulez la bande-annonce à chaque article d'adaptation...

 

 

par Liza / bibliza publié dans : Adaptations
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Mercredi 12 mars 2008
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Seras-tu là ?
Guillaume Musso,
Ed. XO, 2006



Mot de l'éditeur :
Un seul geste aurait suffi pour tout changer.
Qui n'a jamais rêvé de revenir à cet instant décisif où le bonheur était possible ?
San Francisco. Elliott, médecin passionné, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans.
Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené en arrière et rencontre le jeune homme qu'il était, trente ans plus tôt. Il est revenu à l'instant décisif où un geste de lui peut sauver Ilena.
Et modifier l'implacable destin qui a figé son sort à jamais.
Un stupéfiant face-à-face, Une histoire d'amour bouleversante, Un suspense à couper le souffle.
Guillaume Musso a 31 ans. L'immense succès de son roman Et après... (XO, 2004), traduit en douze langues et en cours d'adaptation cinématographique a été confirmé par celui de Sauve-moi (XO, 2005). Il fait aujourd'hui partie des auteurs français favoris du grand public.






Je viens tout juste de terminer ce roman ! Guillaume Musso nous transporte encore dans des univers où fiction et science-fiction se mêlent. Peut-on revenir en arrière et modifier le passé sans conséquences ?
C'est une très belle histoire, difficilement racontable, comme beaucoup de romans montés comme des thrillers. Cela amène à réfléchir sur notre propre vie, les choix qu'ont fait, ...
Cependant, même si j'adore Guillaume Musso, j'ai trouvé que c'était du déjà vu dans d'autres de ses romans, on retrouve les mêmes schémas, habillés différemment.
A conseiller vivement !


En lisant ce roman, enfin, en ayant la couverture et le titre sous le nez, je pensais à cette chanson...


Seras-tu là, Michel Berger
par Liza / bibliza publié dans : Roman
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Mercredi 12 mars 2008
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Organisé depuis 1999, le Printemps des poètes met la poésie à l'honneur...
Je voulais donc vous proposer quelques uns de mes poèmes préférés !
Victor Hugo
Guillaume Apollinaire (mon préféré)
Arthur Rimbaud
Paul Verlaine






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Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.







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Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heurepdpslpm.jpg
Les jours s'en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure



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pdplddv.jpg C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.



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Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !



















par Liza / bibliza publié dans : Poésie
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Mardi 11 mars 2008
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Le thé va souvent de paire avec les livres. Ca tombe bien, j'aime beaucoup les deux !
D'où l'écriture de cet article... ;)
Je vous présente donc ma petite collection de thés ! Enfin, ceux que j'ai ou j'ai eu.
Mon préféré est le Christmas Tea : il a beaucoup de variantes et a toujours beaucoup de goût. J'aime aussi le Thé Russe (bergamote, orange, ...). J'aime les thé épicés.


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Thé Bourbon

Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan. Arômes de vanille et de caramel.

Thé Caramel

Thé Violette

Thé Noix de coco

Thé à la Menthe
Avec de vraies feuilles de menthe. Ajouter un peu de sucre.

Christmas tea
Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan aux parfums traditionnels de Noël.
L'orange et le caramel dominent mais ponctué d'une note de marasquin.
Agrémenté d'écorces d'orange et de morceaux de fruits.
Variantes : Noël à Kiev ; Le thé des Rois Mages

Thé des Poètes
Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan.
Huiles essentielles de cannelle, de Ceylan et de citron d'Italie.
Arômes caramel et pomme, écorces d'orange.

Thé Jardin Bleu

Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan.
Arômes de rhubarbe et de fraise des bois. Parsemé de pétales de bleuets et d'hélianthe.

Thé mélange mystérieux
Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan.
Huile essentielle d'orange sanguine. Arôme pêche, fraise et cerise. Fleurs de mauve et pétales d'hélianthe.

Thé des amoureux

Un thé doux et enjoleur, relevé sur l'arrière goût.

Thé de l'Hiver
Ce thé met l'accent sur des notes chocolatées et vanillées avec une touche de café.

Thé Paul et Virginie
Mélange de thés de Chine non fumés et de Ceylan. Arôme de caramel, cerise, fraise, framboise et vanille.

Thé Goût Russe Douchka
Le célèbre mélange d'agrumes et de bergamote, créé dans les années 50, par la maison Dammann.

Thé des Vieux Garçons

Pour ce mélange de thés de Chine non fumés et de Ceylan, une ambiance chaleureuse de pomme caramélisée, cuite au four, réhaussée d'une pointe de marasquin avec des morceaux de pomme et des pétales d'hélianthe. A déguster dans un fauteuil.

Thé Roméo et Juliette
Thé noir de Chine agrémenté de morceaux d'amande, pétales de rose et morceaux de vanille. Arômes cerise, vanille et amande.
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Thé aux épices
Vous aimez les épices ? Alors ce thé est pour vous !

Thé Nanah Exotique
Thé Sencha, ananas, menthe.

Thé Rooibos Cerise
Thé rouge d'Afrique du Sud à la cerise sauvage et à l'amande.

Thé Rêve de la Martinique

Morceaux d'ananas, mangue, maracudja, papaye, pétales de fleurs.

Thé Tchaï
Mélange indien de thé et d'épices.


* * *

Ce n'est pas du thé, mais pour le soir, rien de mieux qu'une tisane !

Verveine
Quelques feuilles de verveine dans de l'eau : parfait !

Feu de cheminée
Au fruits rouges. Beaucoup de goût.







Idée de site :
La boîte à thé


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par Liza / bibliza publié dans : Zoom sur...
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Dimanche 9 mars 2008
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Aujourd'hui, j'ai passé l'après-midi à Bécherel, la  célèbre cité du livre !
J'en ai déjà parlé sur ce blog [ Clic, clic
], quand j'y avais été pour la première fois. Là, j'y suis allée seule, j'ai donc eu le temps de flâner un peu partout à ma guise. Quel plaisir de déambuler dans les vieilles pierres ! Il n'y avait vraiment pas grand mode : normal, ce n'est pas encore la saison et il faisait relativement froid, quand même !


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La Librairie du Donjon est l'une des librairies principales. J'en parle car le responsable m'a gentiment permis de faire des photos de sa boutique. Quand j'ai franchi le seuil, j'ai été frappée par l'odeur : cette délicieuse odeur de livres, de vieux papiers, ... Et les livres sont mis en valeur, des petits décors sont crées comme pour l'espace jeunesse avec la Bibliothèque Rose et la Bibliothèque Verte. Les livres sont vraiment à leur place ici et sont traités avec tout le respect qu'ils méritent.
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Vous remarquerez le clin d'oeil à Bernard Werber et à ses fourmis ! C'est très original ! J'imagine que l'auteur serait ravi de voir ça...











undefinedQuelques gouttes de pluie m'ont poussée à entrer dans un café-librairie me réchauffer. L'odeur est très alléchante : un mélange de thé, de chocolat, de gâteau, ... Ca m'a fait penser aux salons de thé anglais.
Au menu : thés, chocolats, cafés, gâteaux maison, ... Le tout servi dans un endroit cossu, rustique, avec un fond de musique celtique. On s'y sent vraiment bien ! Tellement bien que j'y ai lu quelques temps.
Note : l'ambiance est très agréable, le café est tenu par une jeune femme sympathique, le gâteau au chocolat est tout simplement sublime et les parts généreuses. Cependant, un bémol : le peu de choix en thé, et il y en a seulement en sachets...

blcdlc2.jpgAprès quelques détours sur les remparts, la froid m'a pris par surprise et j'ai découvert un autre café-librairie pour me réchauffer. Là encore, décor rustique, un peu plus kitsh que le premier mais tout de même agréable. Des fauteuils confortables, un fond de musique classique.
Note : large choix de thé en vrac (j'ai testé le thé des Celtes : très bon !), un pain d'épices artisanal délicieux. J'ai préféré l'ambiance du premier, mais dans celui-là, il y avait un meilleurs choix de boissons et gâteries.


blcdlpde.jpgJ'en ai également profité pour demander aux libraires s'ils recrutaient : non ! Bécherel est particulier, c'est la Cité du Livre, certes, mais même moi, je vois plutôt ces librairies comme un musée que comme un espace de vente. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'acheteurs. Et c'est d'ailleurs pour cela que de plus ne plus de librairies se créent un espace salon de thé.

J'espère que ce reportage, ciblé sur les cafés-librairies, vous a plu et vous donnera envie d'aller visiter cette petite cité de caractère bretonne !
par Liza / bibliza publié dans : Ca vaut le détour !
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Vendredi 7 mars 2008

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Vivant avec un fan d'Astérix, je viens de voir l'adaptation Astérix aux jeux Olympiques. Alors pour l'occasion, j'ai relu cette aventure pour qu'elle soit bien fraîche dans ma tête. Oui, car petite, comme beaucoup d'enfants d'ailleurs ;), j'ai lu toute la collection ! C'est plaisant à lire, ça change !
Le film s'inspire en grande partie de cette B-D mais prend quelques éléments ans d'autres volumes. L'histoire avec Alafolix a été créée de toutes pièces pour le film. malgré toute la pub qu'ils ont fait, ce n'est pas du tout le meilleur film de l'année.
A conseiller pour les fans d'Astérix et les amateurs de film comiques. Ceux qui espèrent voir Zidane, Tony Parker, Jamel Debbouze : n'y allez pas pour eux, on ne les voit que très peu. La guest-star qu'on voit le plus est Schumi qui fait une course de char.
Bref un petit film comique à regarder pour se détendre.




undefinedAstérix aux Jeux Olympiques, Goscinny/Uderzo, 1969
Le camp d'Aquarius est en émoi : son athlète a été sélectionné pour participer aux Jeux Olympiques. Mais ce bonheur est de courte durée, car les Gaulois -- qui une fois n'est pas coutume, se prétendent romains -- décident eux aussi de participer aux Jeux et de gagner toutes les épreuves grâce à la potion magique. Mais une fois arrivés à Olympie, les Gaulois apprennent que le dopage est interdit. La compétition devient alors ardue, et il faudra que les Gaulois utilisent aussi bien leur tête que leurs muscles pour essayer de remporter une palme olympique.



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Astérix aux Jeux Olympiques, Langmann/Forestier, 2007

Avec : Depardieu, Corvillac, Dubosc, Delon, Rousseau, ...
Pour remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César, au cours d'une Olympiade.

par Liza / bibliza publié dans : Adaptations
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Jeudi 6 mars 2008
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Un secret
,
Philippe Grimbert,
Ed. Grasset, 2004
Prix Goncourt des Lycéens 2004
Prix des Lectrices de Elle 2005




Mot de l'éditeur :
Au commencement de ce roman, le narrateur raconte que, petit garçon et fils unique, il s'est inventé un frère : « J'ai longtemps eu un frère. Il fallait me croire sur parole quand je servais cette fable à mes relations de vacances, à mes amis de passage. J'avais un frère. Plus beau, plus fort. Un frère aîné, glorieux, invisible. » Ce fantôme tyrannique a hanté ses jeunes années. Entouré de silence, ployant sous une culpabilité familiale, le narrateur éprouve le besoin de raconter un passé qu'il s'imagine lisse et tranquille jusqu'à ce que Louise, vieille amie de ses parents et confidente de l'enfant, vienne tout d'un coup lui révéler un secret lourd et bouleversant. Ce frère inventé, Simon, a réellement existé et il est mort en camp de concentration avec sa mère, Hannah, la première épouse de Maxime. Soudain tout le poids de ce passé noir et caché va surgir et bouleverser la représentation du monde que s'était forgée l'enfant. Il imagine alors Maxime et Tania, ses parents, vivant leurs amours coupables. Quant aux morts sans sépulture, héros d'une tragédie trop longtemps occultée, ils vont provoquer un véritable retournement : c'est ce secret révélé qui fait naître chez le narrateur sa vocation de psychanalyste. Ici le travail d'écriture est devenu travail de deuil et l'auteur, tout en livrant sa part la plus intime, nous montre comment celui qui a souffert du silence peut devenir celui qui va en délivrer les autres.



J'ai acheté ce roman pour me préparer à la venue à Rennes de l'auteur, Philippe Grimbert. Son nom ne m'est pas inconnu mais je n'ai, jusqu'à ce roman, rien lu de lui.
C'est un court roman autobiographique, très riche en émotion. A la manière de Patrick Modiano, Philippe Grimbert tente de percer des secrets de famille. Il se plongera alors dans les temps sombres des années quarante, de la déportation juive, ...
Un jour, le jeune Philippe trouveu n chien en peluche dans le grenier, ce qui provoque un malaise chez ses parents. A partir de ce chien en peluche, il va, petit à petit, retrouver les pièces d'un puzzle qu'il ne soupçonnait pas.
C'est vraiment un très beau récit sur la quête identitaire. Voilà le lien très net avec Patrick Modiano. Et à partir de ces pièces de puzzle, il va bâtir son histoire, entre réalité et imagination.
A conseiller vivement !


Prochainement sur Bibliza :
- Un secret : roman VS film
- Philippe Grimbert : rencontre à la Bibliothèque Municipale de Rennes le jeudi 20 mars.
par Liza / bibliza publié dans : Roman
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Mercredi 5 mars 2008
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Nous les dieux ;
Le souffle des dieux ;
Le mystère des dieux,
Bernard Werber,
Ed. Albin Michel, 2004-2007


Résumé :
Quelque part, loin, très loin, se trouve une île que ses habitants appellent Aeden. Là, perchée sur un haut plateau, une ville: Olympie. Dans son coeur, une étrange institution, L'Ecole des Dieux, et ses professeurs: les 12 dieux de la mythologie grecque, chargés d'enseigner l'art de gérer les foules d'humains pour leur donner l'envie de survivre, de bâtir des cités, de faire la guerre, d'inventer des religions ou d'élever le niveau de leur conscience.
La nouvelle promotion? 144 élèves dieux qui vont devoir s'affronter à travers leurs peuples, leurs prophètes, chacun avec son style de divinité.
Mais la vie sur Aeden n'est pas le paradis. Un élève essaie de tuer ses congénères, un autre est tombé fou amoureux du plus séduisant des professeurs, Aphrodite, déesse de l'amour, et tous se demandent quelle est cette lumière là-haut sur la montagne qui semble les surveiller...

Mot de l'auteur :
Maintenant c'est vous qui en suivant les aventures de Michael Pinson trouverez votre propre vision de l'histoire et votre propre grille de lecture de l'actualité.
Si le cycle des dieux fonctionne bien il devrait surtout vous donner envie de réfléchir sur le monde dans lequel vous vivez. Il devrait vous inspirer tout comme Michael Pinson une manière personnelle d'analyser le monde et d'agir sur lui.
En fait ces trois livres devraient agir comme des miroirs ou vous allez vous apercevoir que vous n'êtes pas complètement dupe de tout ce qu'on vous sert comme soupe tous les soirs aux actualités à la télévision.
Après le Mystère de dieux, j'ai entrepris l'écriture de quelque chose de complètement différent. Bon voyage en Aeden, et si vous voyez Aphrodite, saluez là de ma part.




Voilà, je suis arrivée à la fin du cylcle des dieux, et donc de la pentalogie du ciel, et je ne sais plus quoi dire, à part ce "Ah quel coquin ce Bernard Werber !"
J'ai commencé à lire Werber, en me forçant à l'emprunter à la bibliothèque, par Les Thanatonautes. Là, j'ai fait la connaissance du héros Mickael Pinson. Du coup, j'ai été amenée à lire quatres autres romans pour le suivre dans ces aventures. Et quelles aventures ! Je vous ai déjà parlé du premier cycle, le Cycle des Anges où Mickael et ses amis expérimentaient l'au-delà. Et dans la trilogie des Dieux, ils expérimentent l'au-delà de l'au-delà. Et les voilà donc dans une école de dieux, dirigiée par les héros de la mythologie grecque. Ca fait un peu les élèves de la StarAc' éliminés chaque semaine sous l'oeil de Nikos ! Bref. C'est innatendu comme concept et très ludique. Ainsi, parmi les camarades de Mickael, on retrouve ses amis Raoul et Edmond, ainsi que Mata Hari, Gustave Eiffel, Jules Verne, Joseph Proudhon, ...Une pléiade de stars ! (oh, oh, comme un prime de la StarAc', dis donc ! ;) )
J'ai adoré les deux premiers tomes car on les suivaient vraiment dans l'école et dans leur jeu. Ah oui, car les cours consistent à s'occupper d'une planète en étant le Dieu d'un peuple. Ainsi, Mickael est le Dieu des Dauphins, Edmond celui des Fourmis (comme par hasard), Edth Piaf la déesse des Coqs. Donc vraiment, je me répète, c'est très ludique à lire !
Le dernier tome change un peu. L'histoire part un peu dans tous les sens. Cependant, Werber aborde deux notions propres à ma philosophie de la vie, si on peut dire...
La première : l'Histoire se répète, tourne en boucle. Les décors, les acteurs, ... changent, mais le fond de l'histoire est le même, il est simplement adapté aux époques, aux cultures, ... Je me souviens débattre de cela dans mes dissertations de philo.
La deuxième : le lecteur, en lisant un livre, fait exister un univers. Là encore, je me souviens d'une dissertation de philo à la fac, sur la perception où je disais que c'est en regardant les choses qu'on les fait exister, à la manière d'une bougie éclairant une pièce sans lumière laissant se découvrir peu à peu ses éléments. 
Donc, j'étais très contente de lire ça ! Et rien que pour ça, et toujours en se fiant à la StarAc : je tape 1 pour que Werber reste et continue l'aventure ! (Cela dit, je n'ai aucune action chez TF1....)
Vraiment, je vous le redis : si vous ne connaissez pas Werber, commencez par Les Thanatonautes et aboutissez à ce roman, Le Mystère des Dieux : vous serez alors transportés !
Et, pour Monsieur Bernard Werber : bravo pour ces aventures !


lcddlidbw2.jpgZut, j'ai emprunté le roman à la bibliothèque de mon quartier,
je ne peux quand même pas le déchirer !
D'ailleurs, hop, je file le rendre !




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A voir également sur Bibliza :

- L'article spécial Bernard Werber
- Le Cycle des Anges

par Liza / bibliza publié dans : Roman
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Lundi 3 mars 2008

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Vous l'aurez remarqué, je suis très friande des adaptations. Et je vais vous parler de ma préférée, celle des Misérables, Hugo VS Lelouch.
J'ai vu beaucoup d'adaptations de ce roman : en films, en téléfilms, en dessin animés. Non, je n'ai pas encore essayé la célèbre comédie musicale, par contre.
Tout le monde connaît les Misérables : Cosette, Fantine, Gavroche, Les Thénardier, Jean Valjean, ... Ces personnages sont forts, entiers. Chaque protagoniste est une âme, une essence.
Alors, Lelouch a pris ces essences et les a transportées ailleurs, dans d'autres temps. Résultats, ces âmes revivent les mêmes choses. L'histoire se répète à l'infini. Et là, je crois qu'on touche à ma philosophie de la vie : oui, l'histoire se répète, tourne en boucle en s'adaptant aux époques. Le même scénario, repassé à l'infini avec d'autres acteurs, décors,  réalisateurs, ...
[ D'ailleurs, dans le dernier Werber que je suis  en train de lire, il est dit plus ou moins la même chose ]
Et donc, Lelouch transporte les âmes de Cosette, Fantine, Valjean dans d'autres corps, dans d'autres époques : de 1900 à la fin de la guerre 39-45. Il y a une mise en abîme très forte. A un moment, un des héros, Jean Fortin se fait raconter l'histoire des Misérables alors que toute sa vie a été celle de Cosette, puis de Valjean.
C'est un film remarquable, un de mes préférés, qui donne au roman de Victor Hugo un nouvel élan, un profondeur...il lui rend son âme !





undefinedLes Misérables, Victor Hugo, 1862
Fantine, jeune mère célibataire, sans ressources, abandonnée par son amant alors qu'elle était enceinte, doit subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille, Cosette ; elle la confie donc à un couple d'aubergistes peu scrupuleux, les Thénardier. Jean Valjean, ancien forçat, endurci par un sort peu favorable, decide de recouvrer sa dignité et commence à aider Fantine, qu'il rencontre par hasard dans son usine. Malgré le faux nom qu'il utilise, M.Madeleine, alias Jean Valjean, est reconnu par Javert, un policier, et retourne au bagne. Il réussit néanmoins à fuir à nouveau dans l'unique but de sauver et de s'occuper de Cosette, malgré les obstacles... Victor Hugo signe ici la plus grande épopée française populaire, avec comme toile de fond Paris, ses quartiers et son histoire !


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Les Misérables, Claude Lelouch, 1995

Avec : Belmondo, Boujenah, ...    
Adaptation moderne du roman de Victor Hugo, Les Misérables, où le récit s'enrichit d'une multiplication des personnages (les Thénardier) avec mise en abyme de ce classique de la littérature française.

par Liza / bibliza publié dans : Adaptations
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" L'écrivain mourra un jour. Alors que cet univers, notre univers continuera d'exister. Anfin il existera tant qu'un seul individu l'activera de son regard et de son imaginaire. Tant qu'il y aura un seul lecteur, notre univers pourra renaître. C'est donc le lecteur le dieu le plus puissant..."
B.W. 2007

Au bibliothécaire de guider le lecteur vers ces univers à découvrir !

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