Jeudi 13 mars 2008
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C’était le dernier d’une immense cohorte, celle des 8,5 millions de soldats français de la Grande guerre : Lazare Ponticelli, dernier poilu français survivant, s’est éteint , hier, à l’âge de 110 ans.
Il était le dernier témoin direct de la « der des der ». «L’horreur de cette guerre, je ne l’ai pas oubliée, ni pour moi ni pour ceux qui sont morts. C’est pourquoi je vais le 11 novembre au monument aux morts... » Lazare Ponticelli, seul « poilu » français rescapé de la Première guerre mondiale, n’ira plus se recueillir pour ses camarades. Il est mort, hier, à l’âge de 110 ans.
Immigré italien arrivé à 5 ans à Paris, Lazare Ponticelli s’était engagé en août 1914 dans la Légion étrangère en « trichant sur son âge ». Il avait alors 16 ans. Il fut envoyé au front à Soissons, dans l’Argonne puis à Douaumont. D’abord affecté à creuser des fosses pour enterrer les morts, il dut ensuite construire des tranchées, avant d’être enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins italiens en 1915. Il fut envoyé combattre les Autrichiens dans le Tyrol, où il fut blessé. A son retour en France en 1921, Lazare Ponticelli créa, avec ses deux frères, une entreprise de chauffage et tuyauterie.
Avec Lazare Ponticelli disparaît le dernier combattant en France de la guerre de 1914-1918, qui fit dix millions de morts, dont 1,4 million de soldats français : paysans, employés, instituteurs, ouvriers, Bretons ou Auvergnats, tirailleurs marocains ou sénégalais, tués sur les coteaux de la Marne, dans les tranchées de Verdun ou du Chemin des Dames. Le conflit aura aussi fait trois millions de blessés, dont un million d ’ invalides, amputés ou gazés et 15.000 « Gueules cassées » , ces soldats défigurés. La Grande Guerre, ce sont aussi des milliers de disparus ou jamais identifiés dans la boue de la Marne ou de Verdun, symbolisés par le Soldat Inconnu qui repose sous la voûte de l’Arc de Triomphe.
Il ne resterait désormais dans le monde que huit survivants de la Première guerre mondiale ayant réellement combattu, selon le recensement effectué par Frédéric Mathieu, concepteur du site spécialisé Derdesders.

[ Le Télégramme ]



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Voici une occasion de vous parler de la collection Librio/RadioFrance qui publie régulièrement des Paroles de... Dans un recueil à 2€, des témoignages d'anonymes sur des périodes clés de l'Histoire, ds récits de vie, ... L'un des premiers publiés fût justement Paroles de Poilus, en 1998.
J'aime beaucoup cette collection, je les ai presque tous : ça prend de place dans les étagères et c'est poignant à lire. c'était une belle initiative, de RadioFrance et de Librio de créer cette collection et de continuer à l'entretenir.




pdp2.jpgParoles de Poilus,
Collectif,
Ed. Librio, 1998


Mot de l'éditeur :
 Ces extraits de lettres, de journaux intimes et de récits autobiographiques sont authentiques, tendres et poignants ; ils illustrent notre mémoire collective et rendent à l'histoire sa dimension humaine. Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers... Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants, revêtir l'uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés... Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures... Huit mille personnes ont répondu à l'appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu'ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d'humanité...


Le dernier Poilu s'est éteint, quatre-vingt dix ans après la signature de l'Armistice. C'est toute une génération qui s'éteint. C'était la période de l'Histoire de France la pluséloignée dont on ait encore des survivants pour raconter. Aujourd'hui, il ne reste que les livres (comme celui-là), les films, les archives de guerre, ...
Quand on pense que Guillaume Apollinaire, Charles Peguy ou Ernest Hemingway ont fait cette guerre, ça nous semble vraiment loin, mais quand on apprend que le dernier Poilu vient de nous quitter, ça nous semble plus proche, c'est étrange...
Bref, voilà une funeste occasion de lire ou relire cet ouvrage, ou d'autres concernant la Première Guerre Mondiale.

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J'aimerai, avant de vous laisser,  vous conseiller un film met en scène Ernest Hemingway dans la guerre, justement.
Assez méconnu à mon gôut, c'est un film que j'aime beaucoup.

Le temps d'aimer, de Richard Attenborough, 1997, avec Sandra Bullock et Chris O'Donnel.


   
par Liza / bibliza publié dans : Zoom sur...
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Mardi 11 mars 2008
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Le thé va souvent de paire avec les livres. Ca tombe bien, j'aime beaucoup les deux !
D'où l'écriture de cet article... ;)
Je vous présente donc ma petite collection de thés ! Enfin, ceux que j'ai ou j'ai eu.
Mon préféré est le Christmas Tea : il a beaucoup de variantes et a toujours beaucoup de goût. J'aime aussi le Thé Russe (bergamote, orange, ...). J'aime les thé épicés.


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Thé Bourbon

Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan. Arômes de vanille et de caramel.

Thé Caramel

Thé Violette

Thé Noix de coco

Thé à la Menthe
Avec de vraies feuilles de menthe. Ajouter un peu de sucre.

Christmas tea
Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan aux parfums traditionnels de Noël.
L'orange et le caramel dominent mais ponctué d'une note de marasquin.
Agrémenté d'écorces d'orange et de morceaux de fruits.
Variantes : Noël à Kiev ; Le thé des Rois Mages

Thé des Poètes
Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan.
Huiles essentielles de cannelle, de Ceylan et de citron d'Italie.
Arômes caramel et pomme, écorces d'orange.

Thé Jardin Bleu

Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan.
Arômes de rhubarbe et de fraise des bois. Parsemé de pétales de bleuets et d'hélianthe.

Thé mélange mystérieux
Mélange de Thés de Chine non fumés et de Ceylan.
Huile essentielle d'orange sanguine. Arôme pêche, fraise et cerise. Fleurs de mauve et pétales d'hélianthe.

Thé des amoureux

Un thé doux et enjoleur, relevé sur l'arrière goût.

Thé de l'Hiver
Ce thé met l'accent sur des notes chocolatées et vanillées avec une touche de café.

Thé Paul et Virginie
Mélange de thés de Chine non fumés et de Ceylan. Arôme de caramel, cerise, fraise, framboise et vanille.

Thé Goût Russe Douchka
Le célèbre mélange d'agrumes et de bergamote, créé dans les années 50, par la maison Dammann.

Thé des Vieux Garçons

Pour ce mélange de thés de Chine non fumés et de Ceylan, une ambiance chaleureuse de pomme caramélisée, cuite au four, réhaussée d'une pointe de marasquin avec des morceaux de pomme et des pétales d'hélianthe. A déguster dans un fauteuil.

Thé Roméo et Juliette
Thé noir de Chine agrémenté de morceaux d'amande, pétales de rose et morceaux de vanille. Arômes cerise, vanille et amande.
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Thé aux épices
Vous aimez les épices ? Alors ce thé est pour vous !

Thé Nanah Exotique
Thé Sencha, ananas, menthe.

Thé Rooibos Cerise
Thé rouge d'Afrique du Sud à la cerise sauvage et à l'amande.

Thé Rêve de la Martinique

Morceaux d'ananas, mangue, maracudja, papaye, pétales de fleurs.

Thé Tchaï
Mélange indien de thé et d'épices.


* * *

Ce n'est pas du thé, mais pour le soir, rien de mieux qu'une tisane !

Verveine
Quelques feuilles de verveine dans de l'eau : parfait !

Feu de cheminée
Au fruits rouges. Beaucoup de goût.







Idée de site :
La boîte à thé


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Mardi 8 janvier 2008
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Michel Quint est un écrivain né en 1949 dans le Nord-Pas-de-Calais.
Il est titulaire d'une licence de lettres classiques et d'une maîtrise d'études théâtrales. L'auteur commença par écrire du théâtre pour Théâtre Ouvert, puis pour France Culture, qui diffusa aussi ses feuilletons radiophoniques. Il obtient le Grand Prix de la littérature policière en 1989 pour Billard à l'étage. Mais son plus grand succès est Effroyables jardins, paru en septembre 2000 aux éditions Joëlle Losfeld. Maintenant, l'auteur enseigne le théâtre au Lycée Baudelaire à Roubaix.


J'ai découvert cet auteur par hasard il y a quelques années. J'ai adoré trois de ses romans : Effroyables jardins, Aimer à peine, Et mon mal est délicieux. Ils sont courts, mais plein d'humanité. Les deux premiers abordent le nazisme à deux époques différentes : les années 40 puis 70. Le dernier parle de la passion amoureuse, mis en scène autour d'une pièce de théâtre. Ils sont difficiles à résumer, car chaque roman a un univers particulier. Chaque histoire est bouleversante.
Mais, un auteur qui titre des romans à l'aide de vers d'Apollinaire, ça vaut le détour ! 
;)
Sérieusement, je vous les conseille !



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Effroyables jardins

Son père, instituteur, était résistant. Il ne le savait pas. Le jour où il l'apprend, il va regarder différemment cet homme qu'au fond il ne connaissait pas… Un chef-d'œuvre de concision, d'intelligence et d'humanité.

Aimer à peine
Il ne s'agit pas de la suite d'
Effroyables jardins mais d'un deuxième volet de cette histoire qui vient combler les zones d'ombre laissées par ce premier récit.
En 1972, au moment des attentats terroristes aux JO de Munich, le narrateur (le jeune garçon d'
Effroyables jardins) va faire un reportage sur les coulisses du milieu sportif.
A cette occasion, il va rencontrer l'officier allemand qui fut à l'origine de l'arrestation de son père et de ses amis.
Se pose alors la question de la responsabilité de la culpabilité d'autant que le narrateur vit une histoire d'amour avec la fille du " bourreau " de son père.

Et mon mal est délicieux
 Cette histoire met en scène un vieil homme, Max Klein, qui un jour raconte ses turpitudes sentimentales à un écrivain rencontré à la Chartreuse de Villeneuve, à côté d’Avignon : c’est dans ce cadre théâtral que jadis Max est tombé fou amoureux d’une actrice, Luz, alors qu’elle répétait le rôle de Chimène dans
Le Cid. Malheureusement, l’éblouissante jeune femme en pinçait à l’époque pour le plus bel acteur français du XXe siècle, le séduisant Gérard Philipe… Pas de chance pour Max !
La structure de la tragédie classique, avec à la clé triangulation du désir et amour impossible, est donc reprise dans ce beau roman de la passion malheureuse. Un texte cornélien à souhait dont le titre provient d’un célèbre vers d’Apollinaire
(« Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine/et mon mal est délicieux. »), cet éternel mal-aimé, et qui nous tire la larme de l’œil sans que l’on puisse résister.
par Liza publié dans : Zoom sur...
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Lundi 3 décembre 2007
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Carson McCullers est une écrivaine américaine (née le 19 février 1917 à Colombus, Géorgie, morte le 29 septembre 1967 à Nyack, New York).

De son vrai patronyme, Lula Carson Smith, elle abandonne une partie de son nom en 1930 pour se faire appeler Carson. Elle écrit sa première nouvelle,
Sucker, à l'age de 16 ans. Après des études à l'université de Columbia puis, à la New York University, elle publie, en 1936, une nouvelle intitulée Wunderkind et commence à travailler sur son premier roman Le Cœur est un chasseur solitaire, initialement intitulé Le muet.
En 1937, elle épouse Reeves McCullers et s'installe à Charlotte, Caroline du Nord, où elle achève
Le muet. Le Cœur est un chasseur solitaire est publié en 1940 : elle a 23 ans. L'année suivante, en 1941, paraît un deuxième roman, Reflets dans un œil d'or. En 1946, elle publie son troisième roman, Frankie Addams (The Member of the Wedding), rencontre Tennessee Williams et part voyager en Europe avec son mari. A la suite de problèmes de santé, elle tente de se suicider en 1947 et est hospitalisée à New York. En 1951, elle écrit La ballade du café triste. En 1952, elle s'installe en France avec son mari, dans l'Oise, à Bachivillers. L'année suivante, elle retourne aux États-Unis après le suicide de son mari. Son quatrième et dernier roman, L'Horloge sans aiguilles, est publié en 1961. Elle meurt des suites d'une hémorragie cérébrale en septembre 1967.


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J'ai découvert Carson McCullers il y a quelques années, par hasard, à la radio. France Culture proposait des lectures de sa correspondance avec son mari Reeves, durant la Seconde Guerre Mondiale. En effet, Reeves était soldat en Europe.
Je ne connaissais pas pas cette écrivain, mais ces lettres m'ont passionnées. Le sujet, à la base, m'intéresse beaucoup, et le mode de la correspondance aussi. Chacun y raconte son quotidien, leurs doutes, leurs espoirs, ...
Ces lettres sont réunies dans un recueil : Illuminations et nuits blanches, avec également son autobiographie et trois nouvelles : Hush little baby, L'homme d'en haut, La marche. Carson McCullers raconte sa façon d'écrire, ses obstacles, ses illuminations, ...
Par la suite, j'ai lu quasiment tous ses romans, ils sont peu nombreux. Ils sont assez sombres, il y  règne une atmosphère étrange. Due à l'époque, à l'âme de Carson ?
Elle est méconnue en France, et je voulais ici vous donner envie de la connaître, notamment par sa correspondance.






A noter qu'un de ses romans, Frankie Adams e été adapté au cinéma sous le titre...L'Effrontée, avec Charlotte Gainsbourg. J'ai souvent regardé ce film, sans penser que c'était son adaptation, je viens de l'apprendre !
par Liza publié dans : Zoom sur...
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Mercredi 14 novembre 2007
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Bernard Werber est un écrivain français (né le 18 septembre 1961 à Toulouse), connu notamment pour sa trilogie des Fourmis et ses nombreux romans. Son œuvre fait se rencontrer mythologie, spiritualité, philosophie, science-fiction, biologie, futurologie, logique, ainsi que des données scientifiques.

Il naît à Toulouse (Haute-Garonne) le 18 septembre 1961. Dès l'âge de 14 ans, il écrit des histoires pour un fanzine (partie de sa vie qui lui servira pour ses romans, comme dans L'Empire des anges). Après ses études, il devient journaliste scientifique pendant une dizaine d'années, notamment pour Eurêka, le magazine de la Cité des sciences et de l'industrie. De ces années lui vient son goût pour la science, qu'il mêle avec ses thèmes favoris, des fourmis à la mort jusqu'aux origines de l'humanité.
Les œuvres de Bernard Werber ont été traduites en trente-cinq langues. Avec 15 millions d'exemplaires vendus dans le monde, Bernard Werber est un des auteurs français contemporains les plus lus au monde (avec Marc Lévy). Il est même considéré comme une star en Corée du Sud.
Suite à son livre éponyme, il a initié l'Arbre des possibles, site Web et « projet pour rechercher ou imaginer les futurs possibles de l'humanité[2] ». Le premier long-métrage de cinéma réalisé par Bernard Werber Nos amis les Terriens est sorti en avril 2007, produit par Claude Lelouch et dont la bande-annonce fut projetée en avant-première lors de sa conférence à Mensa.

Son style d'écriture mêle différents genres, notamment la saga d'aventure, la science-fiction de l'entre-deux-guerres et le conte philosophique.
Dans la plupart de ses romans, Bernard Werber utilise la même forme de construction, alternant des articles informatifs d'encyclopédie et deux fils narratifs. Les articles précisent ou élargissent les intrigues, ces deux dernières se recoupant épisodiquement.
De plus, ses romans et ses nouvelles s'entrecroisent. On retrouve ainsi des personnages comme Edmond Wells à la fois dans la trilogie des Fourmis et dans L'Empire des anges, mais également des thèmes récurrents, comme « l'Arbre des possibles » d'Isidore Katzenberg, ou encore le roman Nous les dieux, reprenant des éléments de la nouvelle L’École des jeunes dieux.
Dans deux romans, Werber décrit des auteurs de littérature. Ainsi est présenté un auteur qui, à la fin de sa vie, écrit un dernier livre qui donne un sens à l'œuvre entière. En ayant préalablement noté une certaine similarité des personnages, des thèmes et du style de l'œuvre de Werber, on peut en conclure qu'il essaye de donner une certaine cohérence aux idées qu'il développe.
Depuis quelques années, Bernard Werber a décidé de sortir un livre par an, à chaque 3 octobre. Après la rentrée littéraire, l'objectif est de « proposer au public autre chose que de possibles prix Goncourt ».
Certains de ses détracteurs lui reprochent de faire passer dans ses ouvrages certaines théories scientifiques pour des certitudes alors qu'elles ne sont que des hypothèses parmi tant d'autres, quand elles ont un fondement scientifique. Sur le plan scientifique, il faut donc appréhender ses œuvres avec un recul nécessaire.
On voit par exemple avancer dans Les Thanatonautes la raison pour laquelle il naît sur terre plus de filles que de garçons; mais il se trouve que les statistiques montrent l'inverse : même en excluant les pays où se pratique l'avortement sélectif, le sex ratio à la naissance est de 1,05 à 1 en faveur des garçons. Les chiffres par classe d'âge ne s'inversent que vers 30 ans et plus dans les pays développés.
Aucune de ses œuvres ne prétend néanmoins prouver ou infirmer une quelconque théorie scientifique, mais exposer dans une œuvre de fiction quelques découvertes encore peu ou pas connues du grand public. L'Ultime secret illustre bien cette tendance, on peut y lire sur la quatrième de couverture la phrase suivante : « Ils vont aller de surprise en surprise jusqu'à l'extraordinaire dénouement basé sur une découverte scientifique peu connue mais réelle. »

Bernard Werber est membre d'honneur de l'INREES, l'Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires, une association ayant pour vocation la sensibilisation des professionnels en santé mentale, des médecins et des soignants en général, aux expériences extraordinaires, ou inhabituelles.
     « Il est temps de sortir des clivages bipolaires habituels avec un monde officiel et un monde irrationnel. Il y a des faits, il y a des évènements et il importe d'en parler normalement sans passion, ni exclusion systématique. Le monde n'est pas dans une simple dichotomie j'y crois - j'y crois pas. Il y a la place pour une troisième voie qu'on pourrait résumer à une phrase: "je ne peux pas encore l'expliquer mais ça ne m'empêche d'y réfléchir et de voir si cela ne pourrait pas avoir une utilité." »
Cette approche se reflète dès lors dans le contenu de ses romans, tel que par exemple les Thanatonautes, qui propose une version spiritualiste des expériences de mort imminente ou encore Nos Amis les terriens qui raconte un récit d'enlèvements par les extraterrestres. La science, le paranormal et la spiritualité influencent ainsi nombres de ses romans.

Les symboliques dans ses livres sont nombreuses. Les animaux comme le dauphin, le rat ou les fourmis sont autant d'animaux intelligents ou, en tout cas, présentés comme tels.
Aussi, revient fréquemment la symbolique des chiffres qui, selon la façon qu'ils sont expliqués, reflètent « le stade de l'évolution de l'âme » dans la forme même des chiffres.

(c) Wikipedia




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1- Les Fourmis
2- Le jour des Fourmis
3- La révolution des Fourmis

       [ 1991-1996 ]





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1- Le père de nos pères
2- L'ultime secret

       [ 1998-2001 ]





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1- Les Thanatonautes
2- L'Empire des Anges

     [ 1994-2000 ]




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1- Nous les Dieux
2- Le souffle des Dieux
3- Le mystère des Dieux

        [ 2004-2007 ]



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- L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu (1993)
- Le livre du voyage (1997)
- Le livre secret des Fourmis (2002)
- Nos amis les Terriens (2003)
- Le papillon des étoiles (2006)

BD

- Exit (1999-2002)
(T ; Le deuxième cercle ; Jusqu'au dernier souffle)
- Les enfants d'Eve (2005)





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Bernard Werber...Un nom d'auteur que j'ai toujours connu, mais je n'avais jusqu'alors, jamais osé ouvrir un de ses romans. Je connaissais seulement sa saga des Fourmis, et d'emblée, ça ne m'intéressait pas. Ah les ravages que provoque l'ignorance !
Mais en tant que future bibliothécaire, je me suis forcée à lire du Werber. Je me uis donc fait conseiller par une bibliothécaire, et me voilà repartie avec Les Thanatonautes. Et à la lecture, quelle révélation ! J'ai trouvé ça vraiment fantastique, extraordinaire, ... A cause de ce mauvais préjugé contre Werber, j'aurai pu passer à côté de quelque chose de sublime ! Alors je suis  contente d'être passée au dessus des a priori !
Maintenant, j'adore Werber, je veux lire la saga des Fourmis, puis celle des Aventuriers de la science, puis tous les autres !
Bref, Werber a été une heureuse révélation.
Et vous conseille de vous plonger dans l'une de ses aventures, vous ne serez pas déçus !


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J'aimerai ensuite vous parler de son site web :
BernardWerber.com
C'est le site d'artiste le plus riche et complet que j'ai jamais vu !
D'après ce que j'ai lu et entendu, l'auteur écrit ses romans le matin, et l'après-midi, il fait ses recherches e se consacre à son site. Et en voilà une bien belle initiative. En même temps, c'est vrai c'est ce qu'on peut appeler un auteur à fans, alors l'idée est plus que bienvenue !
N'hésitez pas non plus à le visiter ! Il y a aussi un forum, une encyclopédie en ligne, ... Tout ça à la sauce Werber, et...c'est un régal !

En résumé, je suis tombée amoureuse de l'univers de Werber.
Alors prolongez mon enthousiasme et essayez !
par Liza publié dans : Zoom sur...
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Mercredi 24 octobre 2007
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modiano1.jpgPatrick Modiano est né d'un père de confession juive d'origine italienne (Albert Modiano) et d'une mère belge, débarquée à Paris en 1942 (Louisa Colpijn mieux connue sous son nom d'actrice de cinéma belge Louisa Colpeyn)[1]. Ses parents se sont rencontrés dans le Paris occupé et ont vécu le début de leur relation dans une semi-clandestinité.
Son enfance se déroule dans une atmosphère particulière : entre l'absence de son père — au sujet duquel il entend des récits troubles — et les tournées de sa mère, il effectue sa scolarité de collège en pension. Cela le rapproche de son frère, Rudy, qui meurt de maladie à l'âge de 10 ans (les ouvrages de Patrick Modiano lui sont dédiés de 1967 à 1982). Cette disparition annonce la fin de l'enfance de l'auteur, qui gardera une nostalgie marquée de cette période.
Il fait ses études à l'école du Montcel à Jouy-en-Josas, au collège Saint-Joseph de Thônes (Haute-Savoie), puis au lycée Henri-IV à Paris. Ayant pour professeur particulier de géométrie Raymond Queneau, un ami de sa mère qu'il rencontre alors qu'il a 15 ans, il décroche son baccalauréat à Annecy mais n'entreprend pas d'études supérieures.
Sa rencontre avec l'auteur de Zazie dans le métro est cruciale. Introduit par lui dans le monde littéraire, Patrick Modiano a l'occasion de participer à des cocktails donnés par les éditions Gallimard. Il y publiera son premier roman en 1967, La Place de l'Étoile, après en avoir fait relire le manuscrit à Raymond Queneau. A partir de cette année, il ne fait plus qu'écrire.
Le 12 septembre 1970, Patrick Modiano épouse Dominique Zerhfuss. « Je garde un souvenir catastrophique de la journée de notre mariage. Il pleuvait. Un vrai cauchemar. Nos témoins étaient Queneau, qui avait protégé Patrick depuis son adolescence, et Malraux, un ami de mon père. Ils ont commencé à se disputer à propos de Dubuffet, et nous on était là comme devant un match de tennis ! Cela dit, ça aurait été amusant d’avoir des photos mais la seule personne qui avait un appareil a oublié de mettre la pellicule. Alors il ne nous reste qu’une seule photo, de dos et sous un parapluie !' » (Interview à Elle, 6 octobre 2003) De cette union naîtront deux filles, Zina (1974) et Marie (1978).

La littérature modianienne est d'abord construite à partir de deux thèmes majeurs : la quête de l'identité (la sienne et celle de son entourage), ainsi que l'impuissance à comprendre les désordres, les mouvements de la société. Ce qui produit un phénomène où le narrateur se trouve presque toujours en observateur, subissant, et essayant de trouver un sens aux nombreux évenements qui se montent devant lui, relevant des détails, des indices, qui pourraient éclaircir et constituer une identité. Modiano (ou son narrateur) se montre parfois comme un véritable archéologue de la mémoire, relevant et conservant le moindre document, insignifiant au premier abord, afin de réunir des informations à propos de lui même, de proches ou bien d'inconnus. C'est pour cela que certaines pages semblent être travaillées à la manière d'un détective ou bien d'un historiographe.
Autre obsession modianienne, la période de l'Occupation allemande. Né en 1945, il ne l'a évidemment pas connue, mais il s'y réfère sans cesse à travers le désir de cerner la vie de ses parents durant cette période au point de se l'approprier et d'y plonger certains de ses personnages. L'évidente duplicité de la position idéologique de ses parents tend ainsi à faire émerger dans ses oeuvres des protagonistes à la situation floue, aux limites et profils mal définis (notamment dans la première trilogie, dite "de l'Occupation", composée de ses trois premiers romans).

Le thème du père et de la paternité est à part chez Patrick Modiano. D'abord parce qu'il constitue l'épicentre de tout un réseau de thèmes secondaires variables (l'absence, la trahison, l'hérédité...), mais aussi parce qu'il s'agit d'un élément d'autofiction influençant l'ensemble de l'univers se dégageant des écrits. Ce thème est ainsi majoritairement présent en tant que toile de fond aux récits de Patrick Modiano.
Albert Modiano reste une énigme par divers points et l'écriture permet à l'auteur de les développer de façon libératrice. De sa jeunesse, on ignore quasiment tout, hormis sa participation à quelques trafics. Durant l'Occupation, il vit dans l'illégalité complète et utilise une fausse identité (Henri Lagroux) qui lui permet de ne pas porter l'étoile jaune. Mais le plus troublant reste un épisode dans lequel, après avoir été pris dans une rafle, Albert Modiano est emmené à Austerlitz pour un convoi. De façon surprenante, il sera rapidement libéré par un ami haut placé. L'identité de cet individu demeure floue. On suppose qu'il s'agit d'un membre de la bande de la rue Lauriston, c'est-à-dire la Gestapo française.
Ayant pour habitude de rencontrer son fils dans des lieux hautement fréquentés, comme les halls de gares et d'hôtels, Albert Modiano est toujours préoccupé par de mystérieuses affaires. Patrick décide à l'âge de 17 ans de ne plus le revoir. Il apprendra sa mort (jamais élucidée) sans jamais connaître le lieu de l'inhumation.





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La seemaine dernière, France5  diffusait un documentaire sur Modiano. En effet, Pivot rencontrait l'auteur qui se promenait dans le Paris de ses romans, dans le Paris de sa vie.
Modiano, je l'ai découver lors de ma première année de lettres, à Brest. Le prof nous en parlait avec passion et nous racontait tous les détails nous permettant de comprendre le roman étudié : Livret de famille. Comme beaucoup de ses romans, le personnage est à la recherche de son père. Il y parle d'une époque d'après-guerre, et s'est beaucoup documenté sur rues, les habitants, les faits divers. L'auteur est d'avord un archiviste minutieux, pour lui permettre de se remémorer et imaginer l'ambiance. Né en 1945, la Guerre est une période ominiprésente dans ses romans, période qu'il n'a donc pas pu connaître directement.


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Modiano a un univers particulier, clairsemé de brouillard puis de lumière. Une quête identitaire, les zones mystérieuses de l'après-guerre, il nous emmène avec lui dans ses récits.
Et il fait romancier parisien, la ville lui appartient, et dans cette ville, naissent ses personnages souvent perdus qu'on veut aider à retrouver leur chemin...
Si vous n'avez jamais lu de Modiano, laissez vous séduire, essayez-en un !
Je vous conseille Livret de famille, La place de l'Etoile, Voyage de noce, ou Des inoconnues.
Vous verrez, c'est...modianesque !






Bibliographie
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    * 1968 : La Place de l'Étoile (Prix Roger Nimier)
    * 1969 : La Ronde de nuit
    * 1972 : Les Boulevards de ceinture (Grand prix du roman       de l'Académie française)
    * 1974 : Lacombe Lucien
    * 1975 : Villa triste
    * 1977 : Livret de famille
    * 1978 : Rue des boutiques obscures (Prix Goncourt)
    * 1981 : Une Jeunesse
    * 1982 : De si braves garçons
    * 1984 : Quartier Perdu
    * 1986 : Dimanches d'août
    * 1988 : Remise de Peine
    * 1989 : Vestiaire de l'enfance
    * 1990 : Voyage de noces
    * 1991 : Fleurs de Ruine
    * 1992 : Un Cirque passe
    * 1993 : Chien de printemps
    * 1996 : Du plus loin de l'oubli
    * 1997 : Dora Bruder
    * 1999 : Des inconnues
    * 2001 : La Petite Bijou
    * 2003 : Accident nocturne
    * 2004 : Un pedigree
    * 2007 : Dans le café de la jeunesse perdue





** Modianesque :
« Situation ou personnage clair-obscur ni logique ni absurde, entre les deux, entre l'ombre et la lumière, entre chien et loup. » (Pivot)

♪♪ Le baiser Modiano, Vincent Delerm


par Liza publié dans : Zoom sur...
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Mardi 16 octobre 2007
tqvlfdv.jpgEt quand viendra la fin du voyage...., Régine Deforges
Ed. Fayard, 2007



L'Avis de l'éditeur :
En 1966, le général de Gaulle, chef de l’État français, charge François Tavernier d’une mission aussi secrète que délicate : se rendre en Bolivie où Klaus Barbie, le criminel de guerre nazi, a trouvé refuge. Là, avec l’appui de Dominique Ponchardier, ambassadeur de France à La Paz, il devra obtenir l’extradition du tortionnaire de Jean Moulin. À défaut, il lui restera la possibilité de l’enlever ; voire de l’éliminer... À peine débarqué, Tavernier se trouve en butte à l’hostilité déclarée des exilés allemands : les attentats contre sa vie se multiplient. Par bonheur, Léa qui l’a rejoint à La Paz, le seconde courageusement dans cette lutte sans merci. Lancés sur les traces de Barbie et des siens, François et Léa nous entraînent à travers un pays magnifique, tout secoué qu’il est par la guérilla qu’y mène alors Ernesto Guevara. Après le Français Régis Debray, c’est d’ailleurs à la cause du Che que Charles, fils adoptif de Léa, se rallie en secret ; il s’y jette avec toute l’énergie de sa jeunesse, mêlant la saga des Tavernier aux soubresauts de l’histoire sud-américaine des années soixante : le grand rêve révolutionnaire du Che, son combat désespéré et sa fin tragique défilent alors devant nous. Après avoir traversé tant d’épreuves, survécu à l’Occupation allemande, aux déchirements de l’Indochine puis de l’Algérie françaises, Léa et François se retrouvent de nouveau entraînés par le tourbillon de l’Histoire. Cette fois, pourtant, elle se parera pour eux de funestes couleurs. Ainsi s’achève le cycle romanesque commencé par La Bicyclette bleue.



Mon avis :
Je suis tombée sur ce livre par hasard, au fil des rayons d'une librairie. Et je me suis alors rendue compte que j'avais loupé les deux derniers tomes de la saga La Bicyclette Bleue. Je me suis donc très vite rattrappé en termiant les dernières pages du dixième et ultime volet.
François et Léa, bien que vieillis, sont toujours au coeur de l'Histoire. Dans cet épisode, il s'agit, d'une certaine façon, de réparer l'Histoire en extradant Klaus Barbie de Bolivie, pour le faire condamner. Tâche que confie le Général de Gaulle à son fidèle Tavernier.
Ce dernier ouvrage a bien des odeurs de fin, de conclusion. On se remémore les faits, les personnages des autres épisodes, des autres époques.
En principe, il ne faut jamais dévoiler la fin d'un roman, encore moins d'une saga ! Mais je ne peux m'empêcher de vous citer les dernières lignes, quelques peu floues : 

A l'autre bout du pont, François se dirigeait vers [Léa], portant Lorenzo qui riait aux éclats ; une vague de bonheur la submergea. Subitement, cette douleur qu'elle connaissait bien lui déchira la poitrine : elle retint un cri. Ses yeux se brouillèrent. Peu à peu, elle sentit ses forces l'abandonner, son corps devenir léger. Là-bas, François s'avançait vers elle, souriant, la regardant avec amour.
Comme à son retour d'Allemagne, en 1945, il était là, fort et rassurant : tout allait recommencer comme avant... Mais pourquoi, au lieu de se rapprocher, s'éloignait-il dans ce brouillard... ? François... !


Et c'est ainsi que se termine une saga de dix épisodes.
L'Histoire se parera pour eux de funestes couleurs...
C'est triste. Triste de quitter une saga. Triste de lire cette fin. Ah... !






La saga :

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1. La bicylcette bleue
2. 101 avenue Henri-Martin
3. Le diable en rit encore
4. Noir tango
5. Rue de la soie
6. La dernière colline
7. Cuba libre !
8. Alger, ville blanche
9. Les généraux du crépuscule
10. Et quand viendra la fin du voyage...



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J'ai commencé la saga au moment où France2 diffusait le téléfilm. Je peux donc dire que je les ai tous lus !
Et Léa Et François nous entraînent aux quatre coins du monde, au coeur de conflits, ...
Leur histoire l'Histoire ne sont que trop souvent mêlées et dépendantes. L'auteur mélange Histoire et romance, et c'est toujours passionnant !
Mais quand même, c'est triste de quitter une saga, en sachant qui'il n'y aura pas de suite...







L'auteur :

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Régine Deforges, nous l’avons retrouvée à son hôtel genevois, le Tiffany, point de départ d’une balade à laquelle elle nous a conviés dans la vieille ville de Genève. Une ville qu’elle connaît bien même si parfois les souvenirs s’estompent. «Genève, c’est la ville de Rousseau. Et pour moi, c’est très important. Je suis contente de parcourir cette vieille ville à la recherche de son fantôme. Vous savez, la Suisse, je connais un peu. J’ai épousé en première noce un monsieur Spengler. Il venait de Zurich, une ville avec un quartier chaud que j’aime bien. Et j’ai un fils de 49 ans qui porte le nom de Spengler.» Genève, Zurich. Mais aussi Lausanne. Régine Deforges se rappelle subitement avoir acheté son premier livre libertin dans «une petite librairie dans une rue qui monte». On aimerait plus de détails. «Peut-être un livre d’Apollinaire.» Dans la foulée, elle avoue également une passion pour la «ficelle» dont elle regrette immédiatement la disparition. A force de parler de Lausanne, la mémoire lui revient avec son lot d’images un peu floues. «J’ai participé à des vendanges. C’était dans un petit village entre Lausanne et Vevey, dans le Lavaux, je crois. J’ai rencontré aussi Simenon à son appartement à l’avenue des Figuiers. Il aimait ce que je faisais. Il m’avait demandé de participer à une émission qui lui était consacrée.»

Ces vagues souvenirs lausannois nous aident à atteindre, tout doucement, la vieille ville. Régine Deforges se fait plus silencieuse, regarde beaucoup autour d’elle et tire un peu sur son cigare en espérant trouver au plus vite un bouquiniste. «J’adore les romans noirs du XVIII et XIXe et les vieilles éditions de Victor Hugo.» En débouchant dans la Grand-Rue, en passant devant la maison natale de Michel Simon, né ici un 9 avril 1895, elle avoue qu’elle est atteinte de collectionnite aiguë. «Ma maison est remplie d’horreurs, je collectionne tout ce que je trouve, des bustes de Lénine et des écrivains célèbres, des broderies, des objets religieux. Ça exaspère mon mari mais tous ces objets ont une histoire et j’ai une grande tendresse pour eux.»

Nous passons presque sans la voir devant la maison de Rousseau, au numéro 40 de la Grand-Rue. Nous y reviendrons au retour lorsque la demeure sera enfin ouverte. Mais Régine Deforges fait la moue, l’esprit de Rousseau n’est décidemment pas très présent. Un rien nostalgique, elle évoque alors la fin de La bicyclette bleue avec la parution du dernier tome. «J’arrête parce que mes personnages sont vieux. J’écris des romans d’action. Et pour mes héros, c’est difficile de courir vite lorsque l’on a 40 ou 50 ans. J’arrête aussi parce que 1967 représente la fin d’une période. La mort du Che sonne le glas d’un rêve impossible à réaliser: changer le monde. Par les idées, par les armes. Je suis triste, j’ai envie de passer à autre chose.» En attendant de tourner la page, Régine Deforges évoque avec gourmandise un restaurant décrit dans son dernier livre: «La maison suisse, chez Mina». Un restaurant situé en plein cœur de la Paz en Bolivie. Un restaurant qui n’existe pas. «Mais j’ai trouvé un petit bistrot suisse en Patagonie près d’un lieu où je suis allée observer les baleines. Dans une maisonnette invraisemblable, une mère et sa fille faisaient des roestis. On y buvait même des vins suisses, de la Dôle, du Fendant, du Dézaley. C’était surprenant. Je n’ai pas résisté. Dans mon esprit, comme dans mon livre, il est maintenant à la Paz.»
(c) 24Heures


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